Les découvertes scientifiques simultanées
Un certain nombre de découvertes scientifiques ou techniques
ont été faites simultanément par deux chercheurs, vivant éloignés
l’un de l’autre et ne se connaissant pas.
Comment se fait-il
que ces découvertes aient lieu en même temps ?
Ne s’agit-il
que d’un simple hasard ou ce phénomène a-t-il une explication
logique ?
Des découvertes dans de nombreux domaines
Grâce à un accélérateur de particules
de sa conception, le professeur
Burton Richter de l’Université de
Stanford (à l’ouest des États-Unis),
détecte en 1974 l’existence d’une
nouvelle particule qu’il nomme PSI.
Pratiquement au même moment, sur
la côte est des États-Unis, Samuel
Ting découvre la même particule.
Aucun des deux n’avait connaissance
des travaux de l’autre. Le prix Nobel
de physique de 1976 leur fut attribué
pour leur découverte conjointe.
En 1858, Charles Darwin avait
déjà écrit 11 chapitres de son livre
«De l’origine des espèces» sur la sélection
naturelle, concept qu’il pensait
inédit, lorsqu’il reçut une monographie d’Alfred Russell Wallace, naturaliste
en Malaisie, qui développait
à peu de chose près les mêmes idées
que les siennes !
En 1905, à quelques mois d’intervalle
et sans s’être concertés,
l’Allemand Albert Einstein et le
Français Henri Poincaré publient
tous deux des travaux qui parlent de
la relativité restreinte qui allait révolutionner
la physique.
Les mathématiques peuvent également
être l’objet de découvertes simultanées.
Une controverse éclata en
effet dans les années 1820. Des
concepts et des théorèmes formulés
par l’Italien Bolzano se retrouvaient
dans les travaux de Cauchy. Une enquête
approfondie a montré que chacun
des deux mathématiciens était
arrivé aux mêmes découvertes, indépendamment
des travaux de son
confrère.
Par ailleurs, à cause de la simultanéité
de leurs découvertes, la paternité
du calcul infinitésimal fut attribuée
à l’Allemand Leibniz et à
l’Anglais Newton ainsi que dans un
autre domaine, celui de la sémiologie,
une branche de la linguistique, à
Saussure, Peirce et Wittgenstein.
Un «procédé d’enregistrement et
de reproduction des phénomènes
perçus par l’ouïe», autrement dit le
phonographe ou tourne-disque, est
réalisé la même année, en 1877, en
Amérique par Thomas Edison et en
France par Charles Cros.
La découverte du télégraphe électrique
s’est faite dans les années
1838-39 des deux côtés de
l’Atlantique : par Wheatstone en
Grande-Bretagne et par Morse aux
USA.
L’année 1876 voit la découverte
du téléphone par Graham Bell et
Elisha Gray. Le premier fut cependant
le plus rapide à déposer un brevet,
et c’est son nom qui a été retenu
par l’histoire.
La mise au point de la production
d’engrais chimique au phosphate
s’est faite en 1842, simultanément en
Angleterre suite aux travaux de John
Lawes et en Irlande grâce au procédé
du médecin James Murray.
Tentatives d’explication
Certaines personnes nient la réalité
des découvertes simultanées.
Pour elles, un des deux protagonistes
a, d’une manière ou d’une autre, pris
connaissance des travaux de l’autre et
s’en est servi pour effectuer sa recherche.
Il s’agit par conséquent
d’emprunts, de copies, ou même de
vols. Une telle manière de voir est
bien sûr envisageable, mais les vérifications
effectuées sur de nombreux
cas ont révélé qu’à part quelques exceptions
malheureuses de malversations
volontaires, les deux chercheurs
ignoraient réellement tout de la recherche
de l’autre.
Une autre manière d’expliquer les
choses consiste à dire que l’accumulation
de données scientifiques augmente
constamment le niveau général
des connaissances. Or, lorsqu’un
chercheur découvre quelque chose
de nouveau, il s’appuie sur ces
connaissances générales pour faire
le pas supplémentaire qui conduit à
la découverte. Ces connaissances
étant disponibles à tout un chacun,
il suffit à un deuxième chercheur de
les utiliser et de faire le même pas
manquant pour accéder lui aussi à la
découverte.
Il y a bien sûr du vrai dans cette
explication. Toutefois, si tout était à
disposition pour effectuer la découverte,
s’il ne manquait que si peu
pour qu’elle soit faite, comment expliquer
qu’il n’y ait pas plus souvent
des découvertes simultanées, et au
cours de celles-ci, un plus grand
nombre de chercheurs arrivant en
même temps à la même conclusion ?
Devant la difficulté à trouver une
explication, des hypothèses qui dépassent
le plan strictement matériel
commencent à être émises. On entend,
par exemple, que tout se passe
«comme si» les cerveaux des chercheurs
travaillant séparément, mais
en même temps dans la même démarche,
devenaient très sensibles sur
le sujet en question et pour cette raison
capables de capter ce qu’émet le
cerveau des autres chercheurs. Ou
encore, que le premier qui a trouvé
quelque chose crée simultanément
une information correspondante
dans «une sorte de mémoire collective
» dans laquelle d’autres peuvent
puiser.
Ces hypothèses sont très proches
de la réalité spirituelle du phénomène
qui se déroule lors des découvertes
simultanées. Elles correspondent
au savoir concernant les
formes-pensées et le rôle primordial
que revêtent les pensées dans notre
vie.
L’importance primordiale des pensées
L’importance des pensées est souvent
minimisée. Pourtant, chaque
parole, chaque acte est précédé d’une
pensée. On accorde généralement
plus d’importance aux actes et aux
paroles, parce qu’ils sont visibles ou
audibles terrestrement, mais l’élément
principal est la pensée. Celle-ci précède
toujours les actes et les paroles,
elle doit les précéder, sinon ceux-ci
ne se concrétisent pas. En effet, sans
pensée préalable, pas de paroles ni
d’actes. L’être humain est un esprit incarné
dans un corps. Or, ce que le
corps exprime par des actes et des
paroles n’est que le résultat du vouloir
de l’esprit. Le corps n’est qu’un
instrument pour concrétiser ce vouloir
sur le plan terrestre. Le plus important,
c’est-à-dire le plus fort, le plus
réel, n’est par conséquent pas l’action
ou le mot, mais l’idée de départ : la
pensée qui est à l’origine de ce qui a
suivi.
Pour illustrer cela, prenons un
exemple. Avant qu’un pot de terre ne
puisse être façonné, il y a la «penséepot
» dans la tête du potier, c’est-àdire
une image de l’objet en question.
Sans la pensée-pot, pas de pot.
La pensée doit nécessairement précéder,
ce qui montre la place primordiale
qu’elle occupe. Son importance
se révèle aussi par le fait que si l’on
venait à faire disparaître la penséepot,
il ne serait plus possible d’en
façonner un. Il manquerait la pensée
ou l’image d’après laquelle le façonner.
On peut par contre détruire le pot,
tant que la pensée-pot subsiste dans
la tête du potier, un nouveau pot
peut être refait à tout moment.
Bien que les pensées occupent la
première place, elles sont généralement
considérées comme accessoires
ou secondaires ; comme des choses
qui n’ont pas de consistance ni de
forme, en fait du «rien du tout».
Pourtant, résultant du vouloir de
l’esprit, étant issues de son activité,
elles devraient posséder une force
supérieure à ce en quoi elles se
concrétisent finalement dans la matière
; autrement dit elles devraient
être d’une réalité plus forte que les
actes et les paroles. En effet, comment
les conséquences ultimes d’une pensée,
par exemple les sons résultant de
l’activité des organes de phonation
du corps physique, pourraient-elles
être plus puissantes et plus vraies
que la pensée dont elles émanent ?
Les pensées ont une forme
Une pensée ne peut être sans
consistance et sans forme, comme on
le croit généralement. Les pensées,
comme le disent les définitions du
dictionnaire, sont des «représentations
» ou des «images» des objets et
des actes qu’elles désignent. Or, si
elles représentent quelque chose ou
sont l’image de ces choses, il y a
quelque chose à voir et… elles ont
une forme. C’est pourquoi, dans
l’approche spiritualiste, on parle de
«formes-pensées».
Lorsque quelqu’un pense, désire,
aspire, décide… il émet une pensée
qui prend exactement la forme de
son contenu. Une forme-pensée est
d’autant plus ferme et forte que la
pensée a de l’importance pour celui
qui l’émet, qu’il est émotionnellement
pris par elle et qu’il la nourrit de ses
aspirations. Une pensée superficielle,
par contre, ne possède qu’une forme
flasque et sans consistance.
Toute parole, tout acte étant toujours
précédé d’une pensée, il existe,
en plus des formes-pensées représentant
les pensées elles-mêmes, des
formes correspondant à ce que l’on
fait et à ce que l’on dit. Ces trois
sortes de formes sont des œuvres de
l’esprit.
Où se trouvent les formes-pensées ?
N’étant pas visibles sur le
plan terrestre, elles doivent se trouver
ailleurs. Les formes-pensées sont
construites avec des matériaux éthérés,
plus fins que ceux de la matière dense
avec lesquels notre environnement
physique est construit.
Ces matériaux sont ceux du plan
de la matière subtile, aussi appelé
l’au-delà. Les formes-pensées se
trouvent donc dans l’au-delà.
Le terme au-delà est utilisé pour
désigner la région qui est au-delà de
la capacité de perception de nos cinq
sens, dont la vision fait partie.
N’appartenant pas à la matière la
plus dense, saisissable ou perceptible
par les yeux du corps physique, les
formes-pensées sont invisibles pour le
commun des mortels. Mais certaines
personnes ont la capacité de les voir,
ce sont les voyants.
Les voyants sont des personnes
qui sont non seulement capables
d’appréhender, comme tout le
monde, la réalité qui les entoure avec
leurs yeux physiques, mais sont aussi
capables de voir avec les yeux d’un
de leurs corps subtils. Ils peuvent
ainsi observer ce qui se passe dans
l’au-delà, entre autres voir les
formes-pensées qui s’y trouvent. À
bien y réfléchir, étant donné que la
faculté de voyance existe et qu’un
voyant peut décrire ce qu’une personne
a fait dans le passé, quelles situations
elle vit actuellement et ce
que lui réserve le futur, c’est qu’il a
quelque chose devant lui – les formes –
qu’il peut observer. Si ce n’était pas
le cas, il n’y aurait rien à voir, et la
faculté de voyance ne pourrait exister.
Il est logique que les pensées
aient une forme. Elles sont le point
de départ, les modèles des paroles et
des actes qui vont suivre. Or, un modèle
doit être visible pour être utile,
donc avoir une forme. Ce fait devait
être bien connu des anciens. Le mot
idée, très proche de pensée, vient du
grec et signifie «forme visible».
Transmission et captage des pensées
Certains phénomènes, comme par
exemple la télépathie et les découvertes
simultanées, ne sont explicables
que si l’on fait intervenir la notion de
forme-pensée.
Si les pensées étaient des substances
chimiques sécrétées par le
cerveau, comme le dit la science,
comment expliquer qu’elles puissent
traverser l’espace pour être réceptionnées
par un autre cerveau se
trouvant à une grande distance de là,
comme c’est le cas pour la télépathie ?
Ce phénomène est néanmoins compréhensible
si l’on considère que les
pensées ont une forme dans l’au-delà.
La forme-pensée émise par une
personne peut se déplacer vers une
deuxième personne. C’est ce qui a
lieu lorsqu’on «envoie de bonnes
pensées» à quelqu’un. La seconde
personne peut ainsi capter ou percevoir
intérieurement cette forme-pensée.
Dans d’autres cas, les formes-pensées
ne se déplacent pas mais sont
captées par une personne qui est ouverte
ou aspire à ce que représentent
de telles pensées. On parlera alors
d’inspiration.
En ce qui concerne les cas de découvertes
simultanées, s’il est déjà
difficile d’imaginer que les interactions
entre des substances chimiques
représentant des pensées puissent
aboutir à une même idée dans deux
cerveaux différents, que cette idée
jaillisse en même temps l’est encore
moins. Ici, à nouveau, l’existence des
formes-pensées permet de clarifier la
situation.
Le processus caché des découvertes simultanées
En conséquence, les deux savants
qui effectuent leur recherche créent
chacun une forme-pensée. S’agissant
d’une même recherche, les deux
formes-pensées sont en affinité.
La loi de l’attraction des affinités
fait que ces deux formes-pensées se
rejoignent pour n’en former qu’une.
Ensemble elles constituent une centrale
de formes-pensées qui a pour
contenu l’objet de la recherche.
Désormais, les deux savants alimentent
ensemble cette centrale. Étant tous
deux branchés dessus, chacun peut
inconsciemment capter là ce que
l’autre y a apporté.
Leur compréhension du sujet
avance ainsi de front et leurs travaux
aboutissent dans la même période.
On dira alors très justement que, s’ils
ont fait leur découverte en même
temps, c’est que l’idée devait être
«dans l’air».
Les découvertes simultanées ne
sont donc pas le fruit du hasard. Elles
s’expliquent rationnellement sitôt
que l’on fait intervenir l’existence des
formes-pensées. Certes, l’explication
dépasse le plan purement terrestre et
matériel. Elle fait appel à la connaissance
spirituelle. Mais, comme c’est
le cas en bien d’autres domaines,
l’ouverture spirituelle est indispensable
pour comprendre la réalité qui
nous entoure.